Scandale à Mostaganem : une clinique privée exige le...
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Scandale à Mostaganem : une clinique privée exige le livret de famille pour soigner une femme enceinte

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C’est un dérapage inédit. A Mostaganem, à la clinique privée Kara, une femme patiente enceinte et son mari ont vécu une véritable mésaventure ce 20 août. 

Très malade, la jeune femme enceinte de 8 mois, accompagnée par son mari, est arrivée sur les lieux alors que le médecin était tout simplement absent parce qu’il prenait son café. Le jeune couple demande en urgence une mesure de tension, mais le personnel soignant tarde à délivrer la prise en charge médicale. Il aura fallu attendre une heure pour que la femme souffrante bénéficie de l’attention d’un médecin.

Suite aux premiers contrôles médicaux, le mari demande au personnel de la clinique privée l’hospitalisation de sa femme car son état de santé n’a pas cessé de se détériorer. Le jeune patiente disposait en plus d’une lettre d’admission signée par un médecin assermenté. Mais en dépit de cela, le personnel de la clinique privée a refusé tout bonnement d’hospitaliser la patiente souffrante pour l’unique raison qu’elle n’a pas présenté un… livret de famille prouvant qu’elle est bel et bien mariée avec l’homme qui l’accompagne.

Un cas sans précédent qui a fini par révolter le mari. Ce dernier tente d’expliquer calmement aux responsables de cette clinique privée qu’en pareille situation d’urgence, il n’a tout simplement pas réfléchi à ramener avec lui le fameux livret. En plus, le jeune couple a un premier enfant qui était né dans cette même clinique et il est donc facile pour les gérants de la clinique de vérifier ces informations.

Le personnel soignant n’a rien voulu entendre et la femme souffrante a été abandonnée à son triste sort alors que cette clinique privée est la seule qui dispose d’une permanence au service de Gynécologie. « Nous sommes un établissement privé et rien ne nous oblige à vous admettre », se défendent les responsables de cette clinique privée. Le mari de la femme souffrante crie au scandale et leur répond que même un établissement privé est soumis à l’obligation de prendre en charge des cas urgents.

Malheureusement, le personnel soignant de cette clinique privée a rejeté catégoriquement les doléances des nos concitoyens. Dépité et abattu par un profond sentiment d’injustice, le mari a décidé enfin de déposer plainte contre cette clinique privée pour non-assistance à personne en danger. Algériepart reviendra sur cette affaire dans ses prochaines publications.

 

 

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