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Parce que Tebboune est absent et son avenir incertain, Djerad prive les collectivités de l’équivalent de 4 milliards d’euros de financements

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Injuste et révoltant. Les collectivités locales, les communes et les couches les plus défavorisées de la population algérienne ont été sacrifiées par le Premier-ministre, Abdelaziz Djerad, qui a décidé de paralyser financièrement le pays à cause de l’absence du Président Abdelmadjid Tebboune hospitalisé à l’étranger depuis le 28 octobre dernier pour des soins intensifs à la suite de son infection par la COVID-19. Une paralysie financière dictée par les craintes de Djerad de se retrouver sur la sellette  si, par malheur, l’absence d’Abdelmadjid Tebboune se prolonge pour une période indéterminée. 

Dépassé par l’ampleur de la crise financière que traverse le pays et incapable de trouver des solutions face aux pertes des ressources budgétaires provoquées par les effets désastreux de la pandémie de la COVID-19, Abdelaziz Djerad a peur de perdre son poste et de se retrouver sur un siège éjectable dans les jours à venir. L’actuel Premier-ministre sait pertinemment qu’il sera le premier qui va être sacrifié  au sommet de l’Etat si le retour de Tebboune tarde encore pour longtemps. Impopulaire et très critiqué pour son incompétence avérée, Djerad ne fait même pas l’unanimité au sein du sérail algérien. Pour protéger ses arrières, il verrouille tout son gouvernement et gèle de nombreuses mesures et programmes de financements comme il a été révélé ce samedi matin par Algérie Part. Un gel inédit des actions du gouvernement dans le seul but de se protéger contre les attaques de ses détracteurs qui lui reprochent son incompétence et son inefficacité. Tant que le Président Tebboune n’est pas au Palais Présidentiel d’El-Mouradia, plus rien ne devra être décidé. Car sans la protection présidentielle de Tebboune, Djerad et les membres de son gouvernement s’exposent aux risques des éventuelles futures poursuites judiciaires et pénales qui seront enclenchées pour leur demander des comptes à la suite du bilan chaotique de leur gouvernance.

Malheureusement, cette impasse politique dans laquelle se trouve l’Algérie va toucher directement les Algériens d’en bas. Et pour cause, depuis le 18 novembre dernier, Djerad et le ministère des Finances ont commencé par geler l’ensemble des programmes de financements des projets prévus dans le cadre des Programmes sectoriels déconcentrés (P.S.D) ou dans le cadre des Programmes relevant des plans communaux de développement (P.C.D). Or, ces programmes touchent directement le quotidien des Algériennes et des Algériens.

En effet, l’Etat algérien accorde des aides sous formes aux 1451 communes des subventions budgétaires. Ces subventions sont allouées par l’intermédiaire de divers programmes d’équipement locaux gères par plusieurs ministères. Les crédits accordés par l’Etat s’affectent sous formes d’autorisation de programmes ou de crédits de paiement autorisent annuellement par la loi de finances. Les communes, quant à elles, devront être dotées d’une nomenclature dans leur budget où est inscrit l’ensemble des opérations d’équipement et d’investissement.

Cette nomenclature constitue un document de base pour l’exécution des plans locaux de développement et comporte la répartition par secteur et par chapitre des crédits de paiement alloués pour le financement des PCD et des PSD.  Les PCD regroupent les opérations des secteurs spécifiques comme la voirie, les écoles… Tandis que les PSD, gérés par les wilayas, ont trait surtout aux grands projets, comme la construction des hôpitaux, de stades, de barrages.

Ces plans communaux de développement s’insèrent dans le cadre de la politique d’équilibre régional et de l’aménagement des territoires. C’est une possibilité financière mise à la disposition des collectivités locales par l’Etat, dans le but d’assurer la viabilité nécessaire à
leur développement en complétant des actions entreprises dans le cadre des plans sectoriels décentralisés. Il faut savoir que la gestion des crédits d’équipements et d’investissements des collectivités locales est confiée au wali qui en est l’ordonnateur exclusif, il a un large pouvoir de décision sur les crédits destinés au financement des PCD.

Partant de ce constat, il est utile de préciser que les PSD concernent les programmes d’équipement inscrits à l’indicatif du wali dont l’autorisation de programme par sous-secteur de la nomenclature des investissements publics est notifiée par décision programme du ministère des finances. Quant aux PCD, ils concernent les actions prioritaires du développement, principalement celles d’alimentation en eau potable, d’assainissement, de voiries, de réseaux et de désenclavement.

Ces programmes de financements publics ont donc un impact majeur sur le quotidien de tous les 44 millions d’Algériennes et d’Algériens.

A ce titre, en 2019, les Wilayas ont bénéficié des dotations pour le programme sectoriel déconcentré (PSD) notifiés en autorisation de programme pour un montant de 434, 022 Mrds DA à hauteur de 29% du budget d’investissement, et en crédits de paiement pour un montant de 590, 770 Mrds DA à hauteur de 31% du budget d’investissement.

Cela signifie que près de 591 milliards de Da, soit l’équivalent de 3,8 milliards d’euros ont été débloqués depuis 2019 pour financer plusieurs projets de développement local en Algérie. Or, Abdelaziz Djerad a demandé à son ministère des Finances d’instruire tous les autres ministres et les Walis de suspendre ces financements publics jusqu’à nouvel ordre ! Excepté les programmes d’équipements dans le secteur de la santé et de l’éducation, les projets déjà lancés dont le taux d’avancement a dépassé les 50 %, tous les autres projets financés dans le cadre des programmes PSD ont été gelés.

La note de la direction générale du budget révélée par Algérie Part indique, certes, l’exclusion de cette décision de gel des dépenses publiques des opérations destinées aux zones d’ombre, à savoir les régions les plus défavorisées du pays, mais rien ne garantit encore le respect de ce principe. Et pour cause, l’Algérie compte 15 000 zones d’ombre habitées par 8,5 millions de citoyen, selon les données officielles communiquées en juin 2020 le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Selon nos sources proches du gouvernement algérien, seuls les projets validés par le ministère de l’Intérieur ne seront pas touchés par l’immobilisation et le gel des dépenses publiques ordonné par Abdelaziz Djerad. Et ces projets, leur nombre est très dérisoire par rapport aux besoins réels de ces 8,5 millions d’Algériens défavorisés et vivant dans des régions ou localités sous-équipées et très pauvres.

Ainsi, depuis les 18 novembre, les Walis, directeurs des institutions publiques ou ministres algériens n’ont plus le droit de délivrer l’Ordre de service (ODS) qui permet aux entreprises chargées des travaux de commencer les travaux ou l’exécution des marchés publics qui leur avaient été confiés en 2019-2020. Pour de simples considérations politiques dictées par les incertitudes liées à la survie du clan Djerad et Tebboune, l’Algérie va plonger dans une nouvelle hibernation provoquant ainsi des préjudices financiers très regrettables notamment en cette période marquée par la crise de la pandémie de la COVID-19 qui nécessite plus que jamais un fort investissement public et un engagement solide de l’Etat pour sauver les équilibres du pays.

 

4 COMMENTS

  1. …….attaqué par Zemara ?…Donc Djerad est bon et est sur la bonne voie !!!….pauvre zemara !!!…mais lorsqu’on a l’habitude de manger uniquement des excréments dans les égouts on ne peut savourer les beaux fruits d’Algérie!…il fait pitié le pauvre !…mais c’est tout a a fait normal ses réactions ! il a perdu son pays ! sa famille ! ses amis ! l’air du bled! comme on dit. Et surtout sa belle femme qui couche auprès de son nouveau mari ! plus que satisfaite dans sa nouvelle sexuelle , elle se dit souvent :” …mais comment ai-je pu supporter ce cochon qui ne sait même pas niquer ! “…

  2. Djerad sauterelle littéralement traduit il ne percore que la merde des généraux ils ose déclarer pas de fermeture des écoles en plein merdier covidique il se prend pour qui et il représente qui et quoi?
    Du zéro tout rond il ose se mettre en tuteur de nos enfants en plein chaos …
    Veut il un génocide viral des algériens ?
    Chanegriha al rokhss ton compte tu l’auras et tu suivras gaid Salah l’abruti.
    Djerad al Harrach a beaucoup de cellules VIP jamais deux sans trois tu seras le troisième avec ouyahia et sellal.
    Ton tebboune c’est le passé mort vivant ou zombie…
    Les généraux payeront le prix fort de leurs trahisons du peuple.
    Enfin vous voulez une armée harki de la France au sahel…
    Grosses surprises bientôt.

  3. Unique solution pour les généraux mettre en place un conseil présidentiel avec des personnalités nationales comme mouloud Hamrouche Benbitour et d’autres et vite urgence signalé déposer ce gouvernement ridicule et hétéroclite…
    Peut être le peuple retiendra que l’armée a corrigée ses erreurs et préserve l’État national en fragmentation avancée.
    A bon entendeur salut vous avez perdus trop de temps messieurs des taggarins.

  4. Y’a chanegriha vous n’êtes pas Gaid Salah l’abruti analphabète larbin de Bouteflika.
    Vous etes détenteur d’un baccalauréat vous avez été humilié 06 moud pour être nommé chef d’État major parce que Tebboune savait par gaid Salah l’escroc que vous étiez un futur rival et ce même tebboune sous la pression du vieux retraité général dit Redouane ne voulait pas vous nommer demandée a votre copain medjahed.
    Rien ne vous lie avec l’imposture de gaid Salah et tebboune le zombie il ne retrouvera jamais son état de santé normal Allah y veille mais vous observe aussi dans vos moindres secrets.
    Faite oeuvre utile et patriotique avec votre peuple prenez un virage à 360 degrés et agissez avant de quitter ce monde éphémère.

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