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Le général Toufik face aux juges du tribunal militaire de Blida : “Ce que le Hirak réclamait, moi je l’ai demandé en 2013” !

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Le 9 et 10 février derniers, au cours des deux audiences du procès en appel du général Toufik, Said Bouteflika, le général Bachir Tartag et Louisa Hanoune, ont été riches en révélations et en informations très précieuses qui nous renseignent sur l’évolution des évènements dangereux ayant mené à la chute du régime Bouteflika le 2 avril 2019. Malheureusement, beaucoup de ces révélations et déclarations des parties prenantes à ce procès  ne sont pas parvenues aux Algériens en raison de la censure exercée par le pouvoir actuelle à l’encontre de la presse nationale. Algérie Part a obtenu au cours de ses investigations de larges extraits de ces révélations que l’opinion nationale en Algérie doit absolument connaître pour savoir toute la vérité sur ces évènements complexes de l’histoire contemporaine de notre pays. 

A titre d’exemple, le général Toufik a fait la semaine passée une déclaration inédite au tribunal militaire de Blida. “Ce que le Hirak réclamait, moi je l’ai demandé en 2013”, a-t-il aux juges en expliquant qu’il s’était adressée à cette époque au Président Bouteflika pour lui demander de “partir”. “Je lui ai dit textuellement qu’on doit tous partir pour laisser l’Algérie tourner une nouvelle”, a assuré le général Toufik qui est allé jusqu’à expliquer comment la “Issaba” s’est constituée à la suite du 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

“C’est la maladie du Président et la détérioration de son état de santé qui a permis à la Issaba de prendre le pouvoir”, a indiqué ainsi le général Toufik d’après lequel il avait continué à voir le Président Bouteflika après sa reconduction à la tête de l’Etat pour un 4e mandat successif “pour lui soumettre des propositions” concernant l’avenir du pays.

Quant à son limogeage en 2015, le général Toufik a juré devant les juges qu’il était décidé en raison du renforcement de la mission de la lutte contre la corruption qu’il voulait assigner au DRS. Notons enfin que le juge qui présidait les séances de ce procès en appel tentait à chaque fois de couper la parole au général Toufik pour l’empêcher de poursuivre ses révélations, décidément, gênantes y compris pour l’actuel pouvoir.

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