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Frappé par la crise, l’Etat veut récupérer l’équivalent des 25 milliards de dollars de l’argent des algériens “caché sous le matelas”

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L’Etat algérien est entré officiellement en crise financière. Et ses officiels ne le cachent pas. Les recettes provenant des exportations des hydrocarbures ne lui suffisent plus pour entretenir son train de vie ni de financer ses propres dépenses de fonctionnements sans oublier les financements nécessaires pour la paiement des fonctionnaires algériens et autres. 

Et face aux déficits qui ne cessent de se creuser car si le niveau de la dette extérieure de l’Algérie demeure parmi les plus faibles niveaux dans le monde, dont le taux n’excède pas les 0,78 % du produit intérieur brut (PIB),  le taux de la dette publique interne dépassant les  40 % du PIB. Une situation dangereuse qui va s’aggraver à partir de 2020 la dette publique est surtout un problème lors des débats sur les projets de loi de finances, puisque la charge de la dette qu’elle implique réduit la marge de manœuvre pour les dépenses sociales, à niveau de fiscalité constant. Elle fait aussi peser sur l’économie la menace des conséquences d’une remontée  d’une baisse de la croissance qui prennent alors un tour plus grave au niveau budgétaire en alimentant une dette déjà colossale pour boucler un budget qui risque de se fissurer.

Depuis quelques années, l’Etat algérien dépense davantage qu’il ne perçoit. Dès lors, l’effet est mécanique : pour faire face, il faut emprunter au niveau interne, à savoir en puisant dans le Trésor Public. La dette publique d’aujourd’hui est en grande partie le fruit de l’accumulation de ces déficits budgétaires provoqués par la chute des prix du baril de pétrole, seule ressource financière véritable de l’Etat algérien. Pour le moment, la situation semble maîtrisable. Mais d’ici 2021/2022, la situation sera terriblement dangereuse car avec la chute continue des prix du baril de pétrole, la dette public échappera au contrôle de l’Etat algérien  et ce dernier pour se financer et sera contraint de recourir aux créanciers étrangers qui n’ont pas confiance dans l’Etat algérien. C’est ce qui est arrivé à la Grèce en 2010. Dès lors, les taux d’intérêt flambent, la charge de la dette augmente, le déficit suit et la dette gonfle.

Face à cette situation, l’Etat algérien cherche à récupérer de l’argent de l’informel qui échappe entièrement au contrôle fiscal de l’Etat. Le ministère des Finances a instruit directement les banques algériennes de recourir aux “produits bancaires islamiques” pour séduire les Algériens et les amener à déposer une partie de 2.500 mds DA, à savoir l’équivalent de 25 milliards de dollars, thésaurisés par les particuliers, c’est-à-dire de l’argent caché “sous le matelas” dans les maisons de nos compatriotes. Le défi est immense et si le “cash” des algériens n’est pas récupérable par les banques publiques et privées, l’Etat algérien sera dans de beaux draps.

 

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