A la une Exclusif. Le pouvoir algérien veut organiser des élections législatives...

Exclusif. Le pouvoir algérien veut organiser des élections législatives anticipées avant le printemps 2020

-

Le pouvoir algérien algérien envisage d’organiser des élections législatives anticipées pour justifier la dissolution de l’actuel parlement hérité de l’ère Bouteflika, a-t-on appris au cours de nos investigations. Une feuille de route politique a été tracée pour changer le visage de toutes les institutions politiques du pays afin de donner aux algériens et algériennes une véritable impression que le réel changement politique est en cours dans le pays. 

Et pour ce faire, les autorités algériennes n’attendront pas jusqu’à mai 2022 pour changer de parlement. Dés la désignation d’un nouveau Président de la République à la suite du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, il sera procédé à la dissolution de l’actuel parlement qui cristallise toute l’illégitimité du système politique algérien.

Ainsi, la feuille de route qui a été dessinée par les officines du régime algérien prévoit la possibilité que le nouveau Chef d’Etat puisse prendre une décision stratégique dés le mois de février 2020. C’est, effectivement, à ce moment-là que le futur Président de la République dissoudra l’actuel parlement et convoquera de nouveau le corps électoral pour organiser des élections législatives anticipées au cours du printemps, à savoir le mois de mars ou avril 2020. L’objectif est de se doter d’un nouveau parlement entièrement remodelé pour permettre l’émergence de nouvelles forces politiques et de nouvelles personnalités dans l’optique d’opérer une rupture symbolique avec les anciennes institutions du régime Bouteflika.

Le futur Président de la République lancera un processus de dialogue avec les partis et les leaders de l’opposition algérienne pour les convaincre de participer à ce processus consistant à se doter d’un nouveau parlement totalement remanié pour créer une nouvelle vie politique dans le pays. Cependant, la tâche s’annonce ardue et le futur Président de la République souffrira d’un énorme déficit de légitimité en raison du rejet massif de la population algérienne de ces élections présidentielles du 12 décembre. Il sera donc très difficile et complexe de mettre un nouveau parlement “légitime” et “représentatif” qui regroupera des figures crédibles de l’opposition algérienne ou du hirak, le mouvement populaire du 22 février. La feuille de route du régime algérien s’avère ainsi “excentrique”.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Dernières news

L’Algérie est en train de rater une opportunité historique pour la transformation et la diversification de son économie

 En chinois, le mot « crise » est composé de deux caractères. L'un signifie le « danger » et...

Confidentiel. Tayeb Louh n’a plus de quoi payer ses 4 avocats…

Tayeb Louh, l'ancien puissant ministre de la Justice de 2013 jusqu'à 2019, l'homme qui a voulu entrer en compétition...

Le ministère de la Santé sans secrétaire général depuis deux mois à cause des scandales de corruption

En pleine pandémie du COVID-19 face à laquelle tous les efforts sont nécessaires pour  sauver des vies et endiguer...

Confidentiel. Le général Mohamed Saal, le protecteur discret du “corrompu” Tahar Allèche

Le 27 février 2020, Algérie Part avait publié un article dans lequel il lance cette lancinante interrogation : Qui...

Exclusif. L’ombre de Fuat Tosyalı et de Selim Bora plane sur la crise algéro-française

Non, la crispation des relations algéro-françaises ces derniers jours ne s'explique pas uniquement par "les attaques médiatiques" de certaines...

Les scandales de corruption empêchent l’Algérie de présider une commission importante de l’ONU

Depuis le 21 janvier dernier, c'est l'Algérie qui avait été désignée pour présider les travaux de La Conférence du...

Les plus lus

- Advertisement -

You might also likeRELATED
Recommended to you