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Exclusif. Le patron de la plus importante banque algérienne à l’étranger auditionné pendant plus de 17 heures par la Police française

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La police française continue d’approfondir son enquête sur la Banque BIA, la plus importante banque algérienne établie à l’étranger. Son directeur général délégué, l’algérien Mohamed Younsi, a été auditionné pendant plus de 17 heures depuis le début de l’enquête enclenchée par la police judiciaire du commissariat central du 8e arrondissement à Paris, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 

Les auditions de la Police français ont commencé depuis l’automne 2019 et leur enquête se poursuit jusqu’à aujourd’hui à propos de plusieurs dossiers scabreux liés à des pratiques illicites et des opérations financières très douteuses. Nous avons pu confirmer au cours de nos investigations que les services de sécurité français et les autorités financières françaises ont diligenté depuis le début du mois de juillet 2019 une grande enquête sur des pratiques occultes de détournements de fonds et d’abus de biens sociaux dans lesquelles est  impliqué le banquier algérien Mohamed Younsi, à savoir le premier responsable de la Banque BIA.

Tout a commencé selon nos investigations lorsque pas moins de 7 plaintes ont été déposées contre Mohamed Younsi et la direction générale de la BIA. Ces plaintes ont été déposées au pénal, les auditions judiciaires sont toujours en cours de finalisation, à l’encontre de M. YOUNSI dont 2 plaintes pour faux et usage de faux, 5 plaintes pour harcèlement et discrimination dont 2 ont été complétées par des réquisitions auprès de la médecine judiciaire. Nous avons obtenu les copies de toutes ces plaintes qui datent de juillet 2019, date à laquelle l’atmosphère électrique au sein de la BIA éclate au grand jour à cause de la vive contestation de certains employés contre les pratiques occultes et malhonnêtes de leur direction générale.

Selon nos investigations, Mohamed Younsi sera bientôt convoqué par la police judiciaire française pour une dernière audition puis les dossiers seront envoyés au Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Paris. Selon nos sources, la procédure a pris du retard suite à la crise sanitaire du coronavirus COVID-19 qui a paralysé la France et ses tribunaux depuis le mois de mars dernier.

Rappelons enfin que la Banque BIA a été créée en 1975 au cœur de Paris. Au départ, elle s’appelait la Banque Intercontinentale Arabe et elle a changé de raison sociale en 2005 pour devenir la Banque BIA. Le capital de la BIA est détenu à parité par 2 banques d’Etat, l’une algérienne : la Banque Extérieure d’Algérie (BEA), l’autre libyenne : la Libyan Foreign Bank. Chacune d’elles est la première dans son pays respectif et dispose de moyens financiers importants, étant notamment en charge des transactions sur les hydrocarbures vers les pays importateurs (Amérique du Nord, Europe, Asie).

La BIA est une banque algérienne quasiment méconnue en Algérie. Et pourtant, il s’agit d’une institution stratégique qui gère des sommes colossales en devises. La Banque BIA s’est d’abord spécialisée dans les années quatre-vingts dans le financement des flux commerciaux entre la France et l’Algérie et la Libye.

Mais officieusement, cette banque dont le siège est situé dans le beau quartier parisien de Franklin Roosevelt, gère toutes les confirmations des lettres de crédits émanant et en direction de l’Algérie et dispose également d’une énorme influence sur le financements des importations de l’Algérie. En France, cette discrète banque algéro-libyenne est au coeur d’un scandale de détournement de fonds sur lequel enquête très discrètement la police française. En effet, nous avons appris au cours de nos investigations que tout a commencé lorsqu’une plainte a été officiellement déposée par le personnel de la BIA pour dénoncer des différents détournements de fonds. Certains auteurs de cette plainte sont des anciens employés limogés par l’actuel Directeur Général de la BIA, Mohamed Younsi, un banquier qui préside aux destinées de la BIA depuis 2011 à Paris. Un banquier réputé pour sa proximité avec Ahmed Ouyahia, l’ex-premier ministre incarcéré à la prison d’El-Harrach, soulignent nos sources. Algérie Part est en train de mener des investigations poussées sur la gestion de la BIA. Nous publierons dans les prochains jours de nouvelles révélations sur ce dossier.

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