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Exclusif. L’âge de départ à la retraite et les baisses des budgets : vive opposition des anciens généraux à la stratégie de Chengriha

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Un malaise a commencé à se faire sentir au plus haut somment de la hiérarchie militaire en Algérie. Les nouvelles réformes voulues par le nouveau chef d’Etat-Major, Said Chengriha, ont commencé à susciter la méfiance et la peur aux anciens commandants et vieux généraux de l’armée algérienne. L’âge de départ à la retraite à 64 ans pour le général de corps d’armée et 60 ans pour le général-major que veut imposer Chengriha à tous les chefs de l’institution militaire suscitent l’inquiétude et la désapprobation des officiers les plus âgés de l’armée algérienne. 

Selon nos investigations, le général de corps d’armée Benali Benali, ancien commandant de la 5ème Région militaire et l’actuel patron de la Garde Républicaine, âgé de plus de 80 ans, l’un des poids lourds de l’actuel haut commandement militaire de l’ANP, ainsi que plusieurs autres chefs de région comme le chef de la 2e région militaire Meftah Souab ou le chef de la 3e région militaire Mostefa Smaali et d’autres vieux généraux qui sont dans l’armée depuis plus de 50 ans ont manifesté leur désaccord avec la nouvelle stratégie de Said Chengriha. Même le secrétaire général du ministère de la Défense Nationale, le général-major Abdelhamid Ghriss, ne partage pas totalement la vision de Said Chengriha qui veut, décidément, bousculer les moeurs et amener l’armée algérienne vers un changement nécessaire et urgent.

« Qu’il donne lui-même l’exemple et accepte de partir alors à la retraite ! », tels sont les bruits de couloir qui circulent au ministère de la Défense Nationale. Mais, pour l’heure, la polémique n’a pas ébranlé les « certitudes » du nouveau chef d’Etat-Major de l’ANP qui semble décidé à mener son travail jusqu’au bout en privilégiant la « base », à savoir ces officiers qui montent en puissance et qui feront l’avenir du haut commandement de l’ANP. Selon nos sources, Said Chengriha ne se laisse pas impressionner par cette « résistance au changement » et veut marcher sur les pas de son prédécesseur et ami, le défunt Ahmed Gaid Salah.

L’autre point de discorde est la réduction drastique des budgets et la politique de l’austérité que Said Chengriha veut déployer pour s’adapter à la nouvelle situation économique du pays et au défi de l’avenir. Ces réductions budgétaires remettent en cause de nombreux privilèges des dirigeants militaires et des chefs des unités de l’armée algérienne. Une armée qui vit en ce moment une période sensible et délicate de son histoire puisqu’elle doit tourner la page « Gaid Salah » en toute sérénité et gérer une nécessaire transformation politique. « Le soldat Chengriha » résistera-t-il jusqu’au bout à ces détracteurs qui veulent ralentir cette transformation ?

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