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ENQUÊTE EXCLUSIVE : La Directrice Installée par la Issaba qui Refuse de Respecter la Justice et la loi !

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Baosem est une Sarl créée par Sonatrach et Sonelgaz en Octobre 2002, au début de l’ère de Chakib Khelil, pour centraliser tous les appels d’offres du secteur de l’énergie et des mines. Le 02 Mars 2014, Mme Amal Baghli a été désignée au poste de Directeur Gérant de la Sarl Baosem, à la place de l’excellent Kamel Azira aujourd’hui installé au Canada. Le parcours de ce dernier en Algérie passera ensuite par Cevital, puis s’arrêtera pour incompatibilité managériale au sein de la filiale de Hyundai, (mal)gérée par Omar Rebrab.

Amal Baghli, avait été recrutée en qualité d’assistante de communication au sein de la Sonatrach en mai 1999. Elle avait réussi miraculeusement à prendre la tête de la communication Interne et externe de la société d’hydrocarbures publique en 2011, soit juste avec l’arrivée du Ministre de l’Energie de l’époque Mr Chakib Khelil.

Mme Baghli Amal – Directrice Gérante Baosem

Celle qui avait poursuivi des études de commerce au sein de l’Institut National du Commerce entre 1994 et 1998, avait par ailleurs été promue chargée d’affaires internationales et Corporate, puis Présidente de l’observatoire de l’emploi féminin au sein de Sonatrach en Janvier 2013 !

Si sur son profil de la plateforme professionnelle LinkedIn elle enchaîne pompeusement plusieurs formations internationales telle celle au sein de la prestigieuse école de commerce HEC à Paris en 2002, elle omet de préciser que ce Certificat d’Enseignement Supérieur des Affaires en communication a été obtenu suite à une formation dont la durée ne dépasse pas les 30 Jours…

Cela rend bien difficile la compréhension, pour la pléthore de doctorants et diplômés expérimentés de la Sonatrach, d’une telle promotion dans la carrière de Baghli, alors qu’elle manquerait, selon nos informations, de réelles qualités managériales. Explications.

Le 1er Aout 2016, Yahia Imam Mostafa Iheb avait été recruté en qualité de Directeur de l’Administration Générale & Finances (DAGF) au sein la Sarl Baosem. Son contrat à Durée déterminée a été confirmé le 31 Janvier 2017.

Dans le cadre de sa mission de contrôle et d’expertise, le DAGF a eu à relever plusieurs carences dans la gestion et la comptabilité de la Directrice Gérante et l’en avait informée, afin qu’elle y pallie en apportant les correctifs nécessaires.

Ainsi, Yahia Imam Mostafa Iheb avait informé sa responsable que les inventaires des investissements de plusieurs exercices n’avaient pas été correctement pris en charge, ni que la régularisation d’un montant de 30 Millions de DA d’Impôts sur les bénéfices versés en trop au fisc avait été correctement suivie.

Le Responsable Financier qu’il était avait également fait part de rubriques erronées sur les salaires, telles les indemnités kilométriques soumises à l’IRG, ou encore alerté sur la mauvaise gestion des fonds de l’entreprise quant à la surestimation des besoins en véhicules, qui a abouti à l’immobilisation de trois véhicules neufs ! Nous y reviendrons plus loin dans notre article.

Le DAF s’était par ailleurs opposé, pour le bien de l’entreprise, au recours à un prestataire extérieur de transport du personnel dont le coût avait été estimé à 7 Millions de Dinars, pour cela il avait suggéré que l’entreprise accorde une indemnité kilométrique qui n’aurait pas dépassé 1,5 Millions de Dinars.

Si les suggestions du DAGF n’avaient pas été retenues pas la Directrice Gérante ni même suivies d’effet, cette dernière n’a clairement pas apprécié que Yahia Imam Mostafa Iheb lui oppose une fin de non-recevoir quand elle lui avait demandé, verbalement, de signer une pétition visant le retrait de confiance au Secrétaire Général du Syndicat, qui était également le chef de département Comptabilité au niveau de la Direction Financière…

Il faut dire qu’Amal Baghli en voulait spécialement au syndicat qui avait décidé d’organiser une grève contre elle, avec l’adhésion du personnel, en date du 03 Janvier 2017 !

« Une trentaine d’employés entre cadres et agents avaient été amenés à quitter l’entreprise et une multitude de plaintes avaient été déposées par ces travailleurs auprès de l’inspection du travail dont certaines suivent leur cours en procédures judiciaires » avait expliqué un salarié aux médias

Selon nos informations, la directive R15 qui impose aux entreprises du secteur un code de procédure dans la passation des marchés ne serait plus appliquée par la direction de Baosem et cela même dans ses propres appels d’offres.

Un membre du personnel de Baosem contraint au départ, avait même affirmé aux journalistes que « le marché attribué pour l’impression bi-hebdomadaire du bulletin des appels d’offres est entaché de nombreuses irrégularités »

C’est dire le climat délétère qui règne au niveau de cette entité, et qu’impose Baghli Amal par ses réactions autoritaires et dénuées de logique, si propre aux incompétents. La preuve.

Le 12 Mars 2017, le DAGF demande à bénéficier d’un véhicule de fonction, à l’instar de son prédécesseur et de tous les Directeurs de l’entreprise. Ayant essuyé un refus catégorique de Mme Baghli sans raison valable, Yahia Imam Mostafa Iheb dans un mail du 23 Mars 2017 demande à sa supérieure hiérarchique de reconsidérer sa réponse, et si tel n’était pas le cas il l’informait qu’il serait contraint de saisir les représentants des actionnaires de l’entreprise.

Selon nos sources, en date du 05 Janvier 2017, Mme Baghli aurait bien déclaré que les Directeurs seraient tous dotés de véhicules, ce qui avait encouragé Yahia Imam à céder son véhicule personnel, dans la perspective de l’annonce d’affectation officielle des véhicules par le premier responsable de Baosem.

Très affectée par la mise à nue de sa gestion, Amal Baghli, qui ne semblait pas apprécier qu’on lui tienne tête, avait alors décidé de suspendre la session informatique du DAGF le 23 Mars 2017, avant de décider, 4 jours après, de sa rétrogradation au poste de Chef de Département rattaché à la Direction Générale, aux motifs d’envois de mails agressifs et d’insubordination, parce qu’il avait fait part au Directeur Filiales et Participations du groupe Sonatrach du harcèlement dont il faisait l’objet !

Surpris, Yahia Imam adresse à la fin du mois de Mars une lettre à Mme Baghli, pour contester la sanction administrative prononcé, car selon lui il n’aurait commis aucune des fautes avancées.

Il va même aller plus loin et affirme qu’il n’y a pas eu de dossier disciplinaire, ni de convocation et encore moins d’audition réservée à l’employé, comme le stipulent les articles 116 et 117 du règlement intérieur de la Sarl Baosem.

La réponse est quasi instantanée puisque le jour même, une lettre signée par la Directrice Gérante lui est adressé, lui signifiant de manière lapidaire que la sanction serait conforme aux dispositions internes en vigueur ! Point.

En parallèle, Yahia Imam transmet Email et courrier au PDG de la Sonatrach pour dénoncer la mauvaise gestion de la transfuge du cabinet de Chakib Khelil et Directrice Générale de Baosem, tout en contestant la sanction administrative dont il est l’objet par Amal Baghli.

Ainsi dans sa lettre du 13 Avril 2017, le DAGF demande au PDG de Sonatrach « de mettre fin à une seconde sanction disciplinaire et arbitraire infligée à mon encontre, en date du 11 avril 2017, sans aucun fondement et avec la falsification de documents ; entres autres procès-verbaux de conseil disciplinaire et d’audition… » Graves accusations restées sans suite…

Après avoir été licencié principalement pour avoir dénoncé la mauvaise gestion de Mme Baghli, Yahia Imam, sûr de la justesse de son action, va se défendre et la justice lui donne finalement raison puisqu’elle a demandé la réintégration de l’ex DAGF à son poste et son indemnisation à hauteur de 1.200.000,00 DA !

Cependant, Mme Baghli Amel refuse d’appliquer la décision de justice qui avait pourtant qualifié son acte de : licenciement abusif !

Dans sa missive au PDG de Sonatrach, Yahia Imam rajoute « Le but de vous contacter c’est de la dénoncer surtout qu’elle reste intouchable notamment par ses liens amicaux avec la Secrétaire Générale du Ministère de l’Energie : Mme Fatma Zohra Chorfi, récemment limogée.»

Selon Yahia Imam, ce serait grâce à ses appuis que Mme Baghli Amel avait réussi à mettre pression au niveau de la cour de Bir Mourad Rais pour une décision de justice qui lui serait favorable.

Il en veut pour preuve son appel au niveau de la cours suprême qui lui avait permis d’avoir gain de cause après 3 années d’une bataille judiciaire éprouvante, et sans avoir pu réintégrer son poste…

Selon plusieurs sources internes, la dame serait connue pour sa capacité à s’assurer avec habileté de la sympathie ou du dévouement de personnes dont elle a besoin pour satisfaire son ambition.

« Lorsqu’on était en bon terme, Mme Baghli m’avait proposé de me procurer sa résidence (villa avec piscine qu’elle détient en Espagne), histoire de me corrompre sur le plan professionnel.»  Avait déclaré Yahia Imam… Une villa en Espagne ? Tiens donc !

En date du 13 Janvier 2019, Yahia Imam adresse un ultime courriel au PDG de Sonatrach attirant son attention sur sa situation et sur la décision de la Cour Suprême qui avait a statué en faveur de sa réintégration… En vain !

Voilà comment en Algérie sont traités les cadres qui dénoncent les abus des dirigeants d’entreprises publiques issus pour la plupart de la Issaba de l’ère Bouteflika. Et même si la Justice donne raison à ces lanceurs d’alertes censés être protégés par la loi, le pouvoir de décision reste aux mains des clans mafieux qui ignorent superbement les lois de la République !

Mr Tebboune, si vous voulez voir le Hirak s’arrêter, débarrassez-nous de ces fléaux d’injustices et d’incompétences, le Peuple d’Algérie pourra vous en être reconnaissant.

Y.F. Cheikh

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