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Document exclusif. L’Algérie généralise le traitement à la chloroquine à tous les cas bénins du COVID-19 et même aux cas suspects qui n’ont pas encore dépistés

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Le ministère de la Santé algérien a pris une mesure radicale. Depuis hier lundi 6 avril, les directeurs des hôpitaux publics algériens et les responsables des services hospitaliers qui prennent en charge les patients souffrant des symptômes du nouveau coronavirus COVID-19 ont été instruits de généraliser le traitement à la chloroquine à tous les cas bénins du COVID-19, nous apprend une note officielle adressée hier lundi 6 avril par le ministère de la Santé algérien à tous les directeurs de santé des wilayas du pays et à tous les responsables des structures sanitaires publiques du pays. Ce document officiel a été obtenu par Algérie Part au cours de ses investigations. 

Mieux encore, ce document du ministère de la Santé algérien réclame la généralisation du traitement à la chloroquine aux cas suspects qui présentent tous les symptômes du COVID-19 qui n’ont pas été encore dépistés. Mêmes les cas suspects dépistés mais qui n’ont pas obtenu définitivement le résultat de leur test doivent être traité avec la chloroquine, nous apprend cette note officielle du ministère de la Santé signée par la direction générale des services de santé et de la réforme hospitalière.

Désormais, les médecins algériens ne doivent plus attendre les résultats des tests du dépistage qui manquent cruellement dans les hôpitaux algériens. Dés que l’examen au scanner thoracique dévoile des symptômes similaires aux symptômes du COVID-19, les patients examinés seront soumis à un traitement basé essentiellement sur la chloroquine.

Cependant, après avoir fait l’objet de sévères critiques à la suite de sa première note qui ne prend pas en considération les effets secondaires dangereux et les contre-indications de la chloroquine, le ministère de la Santé algérien précise dans cette deuxième note que le traitement à la chloroquine doit être prescrit en milieu hospitalier et dans les services de prise en charge des patients atteints au COVID-19. Cette mesure vise certainement à empêcher l’automédication des patients contaminés qui peut causer leur décès en raison des effets secondaires et indésirables sur leur santé notamment sur leur rythme cardiaque.

Par ailleurs, le traitement à la chloroquine doit être administré à un patient algérien après un examen ECG, à savoir un électrocardiogramme (ECG) qui étudie le fonctionnement du cœur en mesurant son activité électrique. Ce test permettra de suivre le rythme cardiaque des patients et détectera le moindre effet secondaire indésirable qui peut mettre leur vie en péril. Une surveillance médicale est également exigée par le ministère de la Santé pour tout patient algérien soumis au traitement à la chloroquine.

Soulignons enfin que ce traitement comprend l’utilisation de l’hydroxychloroquine à raison de 200 MG administrée 3 fois par jour pendant 10 jours. Ce médicament est administré en association avec l’Azithromycine à raison de 500 MG et 2 fois par jour pendant 5 jours. Il faut savoir que ce médicament est un antibiotique qui appartient à la famille des macrolides. Il est utilisé dans le traitement des infections de la gorge, des bronches, des gencives et des dents.

Rappelons en dernier lieu que la chloroquine (également connue sous le nom phosphate de chloroquine) est un médicament antipaludéen.  Il est commercialisé sous le nom de marque Aralen et également comme médicament générique. Il est disponible en comprimés de deux tailles : à 150 mg de base (250 mg de sel) et 300mg de base (500 mg de sel). Vous devriez savoir qu’un comprimé à 150 mg de base est identique au comprimé à 250 mg de sel et qu’un comprimé à 300 mg de base est identique à un comprimé à 500 mg de sel. Il s’agit seulement de deux manières différentes de décrire la même chose. La chloroquine peut être prescrite soit pour la prévention, soit pour le traitement du paludisme.  Mais il ne faut surtout pas prendre ce médicament dans n’importe quelle situation et sans avis médical car il peut provoquer de graves troubles du rythme cardiaque, parfois mortels.

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