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COVID-19. Comment l’utilisation des précieux tests de dépistage PCR a chuté terriblement en Algérie

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Depuis le 18 mai, l’utilisation des tests de dépistage PCR dans le diagnostic des cas positifs au COVID-19 est en chute libre alors que le dépistage est un outil incontournable pour endiguer la propagation de l’épidémie du coronavirus COVID-19. Le manque cruel des tests de dépistage PCR confirme ainsi que les bilans quotidiens annoncés par le ministère algérien de la Santé sont faux et infondés puisque l’utilisation des tests de dépistage PCR est en baisse continue dans les wilayas les plus importantes du pays comme celles du centre du pays, confirme à ce propos un rapport officiel de l’Institut National de la Santé Publique en Algérie.

L’INSP est l’un des rares organismes publics en Algérie qui publie des données scientifiques très fiables sur la situation épidémiologique qui prévaut dans notre pays. Et pour cause, l’Institut National de la Santé Publique a pour objet de réaliser des travaux d’étude et de recherche en santé publique permettant de fournir au ministère de la santé les instruments scientifiques et techniques nécessaires au développement des programmes d’action sanitaire et de promotion de la santé publique et à leur coordination intra et intersectoriel.

Dans son bulletin sur la situation sanitaire du pays datant du 16 août, l’INSP explique le pourcentage d’utilisation des tests de dépistage PCR par rapport à la méthode dite TDM, à savoir le scanner thoracique, ne dépasse pas les 50 % pour toutes les wilayas du centre du pays, à savoir Alger, Blida, Djelfa, Tipaza, Médéa, Tizi-Ouzou, Boumerdès, Bordj Bou Arréridj, Béjaia, Chlef et Ain Defla.

Les données recueillies par l’INSP démontrent que le pourcentage de l’utilisation des tests de dépistage PCR a énormément baissé dans tout le centre du pays. Preuve en est, il était de 48,1 % au 18 mai et passe à 18,2 % au 16 août pour les wilayas de Tipaza, Ain Defla et Chlef.

Dans les wilayas d’Alger, Blida, Médéa et Djelfa, l’utilisation des tests de dépistage PCR est passé de 35,1 % à 27,3 % durant les mêmes périodes.  Dans les wilayas de Bouria, Boumerdès, Béjaia, Tizi-Ouzou et Bordj Bou Arréridj, les experts de l’INSP ont observé une
baisse de 38,6 % au 18 mai à 33,3 % au 17 juin et à 26,4 % au 17 juillet, puis une petite remontée de ce pourcentage d’utilisation des tests PCR est observée avec 31,6 % au 16
août dernier.

Quoi qu’il en soit, ces données épidémiologiques de l’INSP démontrent que le diagnostic des cas positifs au COVID-19 est totalement faux et infondé puisque le dépistage PCR n’est pas du tout pratiqué comme il se doit et comme le réclame l’Organisation Mondiale de la Santé depuis le 17 mars dernier.

Il est à souligner que le test de dépistage PCR est le fameux long coton-tige dans le nez. Le test RT-PCR [Reverse Transcriptase-PCR, pour “Transcriptase inverse-Réaction en Chaîne par Polymérase”], est une technique permettant de prélever des cellules nasales profondes à l’aide d’un écouvillon (le long coton-tige). Ces tests PCR permettent de savoir si la personne testée souffre du Covid-19 au moment du prélèvement.

L’objectif de ce test, à long terme, est de casser la chaîne de transmission du virus en diagnostiquant le plus possible les malades, présentant des symptômes ou ayant été en contact avec une personne infectée. En cas de résultat positif, le patient est placé en quatorzaine.

La communauté scientifique internationale ne cesse d’insister sur l’importance de l’utilisation des tests PCR pour endiguer la pandémie de la COVID-19. Malheureusement, l’Algérie n’a jamais pris au sérieux ces consignes scientifiques et affronte l’une des pires pandémies des temps modernes sans aucune politique de dépistage. Pis encore, pour maquiller les multiples déficiences, les autorités algériennes tentent de propager l’utilisation des tests rapides, à savoir les fameux tests sérologiques si la personne testée a développé une réaction immunitaire contre le coronavirus et donc contracté, par le passé, le Covid-19, même sans avoir eu le moindre symptôme.

Ces tests ne visent pas à détecter, non pas la présence du virus, mais la présence d’anticorps de classes IgM et IgG, spécifiques au SARS-CoV-2 . Le manque flagrant de fiabilité de ces tests a été démontré par de nombreuses études scientifiques car il n’y a aucune certitude sur le caractère immunisant du virus. “La présence d’anticorps pourrait ne pas protéger systématiquement contre une nouvelle infection”, avait averti au début du mois d’août le ministère français de la Santé. Ces tests rapides ne peuvent en aucun cas “se substituer aux examens de biologie médicale réalisés en laboratoire”, ont averti de nombreux organismes à l’image de l’ordre national des pharmaciens français.

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