Révélations. Azzedine Mihoubi : Les dossiers sulfureux et secrets...
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Révélations. Azzedine Mihoubi : Les dossiers sulfureux et secrets de l’homme qui veut devenir le prochain Président de la République

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Azzedine Mihoubi, avec Belaid Abdelaziz, est pratiquement le plus jeune candidat à ces élections présidentielles du 12 décembre prochain. L’ex-ministre de la Culture est soutenu et accompagné par tout l’appareil du RND, l’un des partis politiques les plus enracinés dans l’administration du régime algérien. A 60 ans, Azzedine Mihoubi s’est lancé à la conquête du pouvoir vendant aux Algériens le rêve d’une nouvelle Algérie basée sur l’exemplarité, les compétences nationales, les jeunes et l’intégrité morale. Malheureusement, le parcours de Mihoubi Azzedine démontre que sa gouvernance des affaires publiques est l’exact contraire de ce qu’il prétend vouloir réaliser lorsqu’il sera le prochain Président de la République. 

En effet, au ministère de la Culture que Mihoubi avait dirigé entre le 14 mai 2015 et le 1er avril 2019, l’exemplarité, l’honnêteté ou l’intégrité morale, ces valeurs n’ont nullement été soigneusement appliquées. Et nous avons découvert de nos investigations que le mode de gouvernance mis en place par Azzedine Mihoubi durant ces trois années de règne au ministère de la Culture a privilégié l’opacité, le favoritisme et les intérêts personnels au détriment de l’intérêt général.  Et pour cause, Azzedine Mihoubi a abusé de ses fonctions de ministre de la Culture pour satisfaire ses propres besoins personnels. Preuve en est, au moment où il était ministre en poste, Azzedine Mihoubi a réalisé de nombreuses affaires ayant permis son enrichissement personnel. C’est lui qui, par exemple, a écrit  l’opérette « Al Dabih » qui avait bénéficié des subventions publiques du ministère de la Culture.

Et pour la réalisation du film « Ben Badis », Azzedine Mihoubi a imposé son cousin germain Rabah Drif et directeur de la culture de la wilaya de Msila. En dépit de ses fonctions de ministre de la Culture, représentant officiel de l’Etat censé normalement consacré tout son temps à la gestion des affaires culturelles du pays, Azzedine Mihoubi a trouvé le temps nécessaire pour conclure un autre marché personnel, à savoir l’écriture d’un scénario pour un Feuilleton produit par Imed Hanouda, organisateur privé de plusieurs spectacles musicaux et producteur de plusieurs séries télévisées diffusées par les chaînes de télévision privées algériennes ou l’ENTV.

Selon nos investigations, Azzedine Mihoubi a même essayé d’imposer son propre scénario au film « L’Emir Abdelkader » en éliminant celui de feu Boualem Bessaieh. Cette tentative de s’emparer de ce grand projet cinématographique s’est soldée par un échec et ce film n’a jamais vu le jour alors que le président déchu, Abdelaziz Bouteflika, avait demandé à ce que ce film soit produit selon les normes du cinéma international.

L’échec d’Azzedine Mihoubi avec le film l’Emir Abdelkader ne l’a pas persuadé de cesser d’instrumentaliser ses fonctions ministérielles pour assouvir  ses besoins personnels. L’actuel candidat aux élections présidentielles du 12 décembre prochain, l’un des candidats favoris des élections, avait rédigé  un texte d’une chanson qu’il voulait imposer à la chanteuse libanaise Majda Roumi lors de sa participation à l’ouverture de Constantine Capitale de la culture arabe. La diva libanaise a rejeté son offre car jugeant le texte “faible”.

Force est également de constater que Azzdine Mihoubi a transformé plusieurs institutions culturelles en une véritable “arme secrète” pour concrétiser ses agendas personnels, a-t-on appris au cours de nos investigations. Avec Azzedine Mihoubi, l’ONDA, Organisme de protection des droits d’auteur et des droits voisins, s’est transformé en organisateur d’événements, salons et foires. L’ONDA a financé la participation de l’Algérie au salon du livre du Caire et celui de Tunis et a financé le transport et séjour de dizaines d’éditeurs sur des fonds qui appartiennent aux artistes. Sur instruction d’Azzdine Mihoubi, l’ONDA a finalisé l’achat d’un nouveau siège à Didouche Mourad pour plus de 170 milliards de centimes alors que cet organisme avait un siège imposant à Bologhine. L’argent gaspillé pour ce nouveau siège aurait pu permettre de financer les artistes algériens et payer leur droits.

 L’ONDA a confié aussi l’organisation du spectacle de IDIR, en gré à gré, à une boite privée appartenant au producteur privé Imad Henouda sans se soumettre à une concurrence loyale dans le cadre d’un appel d’offres public.  Sami Bencheikh Elhocine, l’ex-DG de l’ONDA qui croupit à la prison d’El-Harrach le 10 septembre dernier en raison de sa responsabilité avérée dans le drame survenu le 20 août à Alger à l’occasion du concert du célèbre rappeur Soolking, avait organisé une soirée parisienne au Cabaret Sauvage où il a réuni les artistes algériens installés en France et au lieu de leur confier l’animation musicale de la soirée, il avait ramené des chanteurs d’Algérie avec tous les coûts supplémentaires causés et grassement assumés par l’ONDA, un organisme qui ne devait en aucun cas être impliqué dans de pareils projets car ses seules missions se limitent à la protection des intérêts moraux et matériels des auteurs ou de leurs ayants droit et des titulaires des droits voisins. Cette protection est assurée dans le cadre de la gestion collective ou travers la simple protection. La protection des œuvres du Patrimoine culturel traditionnel et des œuvres nationales tombées dans le domaine public. La protection sociale des auteurs et des Artistes interprètes ou exécutants . La promotion culturelle, telle que définie à l’article 4 de l’annexe au décret 05/356. Dans ce  cadre, l’ONDA  exerce toutes les attributions lui permettant la prise en charge de ces missions. Et uniquement ses missions.

La gestion opaque de Mihoubi a caractérisé les autres organismes du ministère de la Culture à l’image de L’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (ARCC) qui a toujours été critiquée par Azzedine Mihoubi et qui devait être dissoute pour fusionner avec l’OREF (Office de Riad El Feth). Au final, sur ordre d’Azzedine Mihoubi, l’AARC se revoie confiée, de nouveau, la gestion des salles de cinéma et elle est restée longtemps sans DG. Le  DG par intérim n’était autre que le DAG du ministère de la culture, un cas inédit et même illégal car le DAG du ministère est ordonnateur, comptable public responsable de contrôler les dépenses des organismes sous tutelle et il était en même temps bénéficiaire de fonds qu’il aura à contrôler lui-même ! Un conflit d’intérêt criard.

L’Office National de la Culture et l’Information (ONCI) et le Centre Algérien du Développement du Cinéma (CADC) sont des structures placées sous tutelle du ministère de la Culture  ; l’ONCI organise les différents festivals et événements culturels (musique et théatre) a confié au poète Azzedine Mihoubi plusieurs marchés grassement payés, et le CADC qui assure le financement du cinéma algérien a financé plusieurs scénarios du scénariste Azzedine Mihoubi ! Un autre conflit d’intérêt nourrissant une situation immorale et qui peut potentiellement donner lieu à des pratiques de dilapidation des deniers publics.

Beaucoup de questions se posent, dés lors, sur la gestion de Azzedine Mihoubi de son secteur qu’il avait dirigé pendant plus de 3 ans.  Des questions relatives, par exemple, à l’annulation du festival maghrébin lequel a été par la suite récupéré par le Maroc et son remplacement par le festival méditerranéen qui n’a  obtenu aucune reconnaissance régionale ou internationale. Mihoubi n’a jamais été interrogé sur le gâchis et dépenses à cout de milliards de deniers publics sur le Festival d’Oran du Film Arabe, un investissement sans impact ni reconnaissance internationale.

L’Union des Ecrivains Algériens, présidée jadis par l’écrivain Azzedine Mihoubi, s’est trouvée enfin marginalisée et exclue de participer aux salons internationaux du livre à cause des litiges personnels opposant l’actuel candidat au scrutin présidentiel du 12 décembre prochain avec l’équipe dirigeante de l’Union et son président Youcef Chegra qui avait dénoncé publiquement l’interventionnisme de Azzedine Mihoubi et sa politique qui avait fait perdre à l’Algérie la présidence de l’Union Arabe des Ecrivains.  Azzedine Mihoubi est confronté à de nombreuses autres questions sur les relations qu’il entretiendrait avec les pays du Golfe et notamment les Emirats Arabes Unis où vit sa fille qui possèderait une agence de communication et d’événementiel. Des questions gênantes qui demeurent jusqu’à aujourd’hui sans réponses. En attendant, Azzedine Mihoubi préfère commercialiser auprès des Algériens le mythe d’un candidat aux élections présidentielles qui va apporter “cette rupture” tant attendue et rêvée avec l’ancien régime corrompu et vermoulu…

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