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Exclusif. Un haut responsable de Mobilis limogé parce qu’il avait résisté aux caprices douteux de Houda Feraoun

Houda Feraoun, la ministre de la Poste et des TIC, a exercé de terribles pressions pour obtenir la tête d’un haut responsable de Mobilis qui s’opposait vigoureusement à ces caprices consistant à offrir des marchés douteux à des multinationales chinoises comme Huawei ou L’équipementier télécoms chinois ZTE, a-t-on appris au cours de nos investigations. 

Ce cadre dirigeant de Mobilis s’appelle Bouzekri Samir. Il est l’un des cadres dirigeants les plus importants de l’opérateur de téléphonie mobile étatique Mobilis. Il était le divisionnaire directeur de la division réseaux et services. Il occupe ce poste stratégique pour tout opérateur mobile depuis 2011. cumulant une expérience de plus de 21 ans d’expérience dans la téléphonie mobile, Bouzekri Samir avait même fait partie du premier groupe d’ingénieurs qui travaillait dans le 1er réseau mobile en Algérie en 1998 du temps des PTT.

Mais Houda Feraoun en voulait particulièrement à cet ingénieur patenté de Mobilis parce qu’il avait opposé son véto pour accorder de nouveaux marchés aux opérateurs chinois très choyés par la plus jeune ministre du gouvernement, à savoir Huawei et ZTE. C’est, effectivement, Bouzekri Samir qui avait tenu tête à la direction générale de Mobilis pour ne pas avaliser la conclusion d’un important marché public qui aurait pu permettre à l’équipementier chinois ZTE de vendre à Mobilis des antennes-relais et des équipements pour remplacer les équipements Ericsson, leader mondial du secteur, habituellement utilisés par Mobilis et les autres opérateurs de téléphonie mobile algériens.  Il s’agit d’un marché estimé à plusieurs millions de dollars.
Samir Bouzekri a refusé de céder aux pressions exercées par les plus proches collaborateurs de Houda Feraoun, à savoir Foued Belkessam le secrétaire général du ministre de la Poste et des TIC, ainsi que Mohamed Choudar, l’homme qui était promu en mars 2018 comme PDG d’Algérie Telecom après avoir occupé le poste de DG de Mobilis dès 2016.
Samir Bouzekri paie ainsi les frais de sa “résistance” contre le lobby Houda Feraoun au sein de Mobilis. Ce haut responsable intégre avait refusés d’émettre des bons de commandes à plusieurs dizaines de millions de dollars sans que les structures techniques n’expriment et quantifient avec précision les besoins concrets.
Il est à souligner enfin que le départ de ce cadre dirigeant de Mobilis s’ajoute au licenciement de plus de 20 cadres supérieurs de cet opérateur de téléphonie mobile. Des limogeages décidés depuis l’arrivée au pouvoir de Houda Feraoun en mai 2015. Ces cadres limogés et d’autres contraints à la démission résistaient tous aux manoeuvres douteuses de la jeune ministre au service d’un groupe d’intérêt affairiste.
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